This will be my first book I read entirely in french. Each time I am in a library I have a look also through the shelves with books written in french, but just recently I said to myself that maybe is time to start reading in french, hoping that all the french I’ve learned long ago wasn’t in vain, so when I’ve seen the name of the french autor J.M.G. Le Clézio and just some time ago I’ve enjoyed reading a translation of “Poisson d’Or”, I just bought one of the book. I did use a little the dictionary, but towards the end not anymore. Je suis heureuse, j’ai réussi à le lire. My next book in french won’t be “À la recherche du temps perdu” by Marcel Proust, but there will come others, looking forward.
And I start to like Le Clézio’s work more and more:
“Pendant l’été 1943, dans un petit village de l’arrière-pays niçois transformé en ghetto par les occuppants italiens, Esther découvre ce que peut signifier être juif en temps de guerre: adolescente jusqu’alors sereine, elle va connaître la peur, l’humilation, la fuite à travers les montagnes, la mort de son père.”
Cet après-midi-là, il faisait chaud, et tout semblait dormir dans le village, Esther est allée jusqu’à la maison de M. Ferne. Dans le jardin, il y a avait un grand mûrier. Esther est montée sur le mur, en s’agrippant à la grille, à l’ombre du mûrier. Par la fenêtre de la cuisine, elle a vu la silhouette de M. Ferne penchée sur le piano. Le touches d’ivoire luisaient dans le pénombre. Les notes glissaient, hésitaient, repartaient, comme si c’était un langage, comme si M. Ferne ne savait plus très bien par où commencer. Esther regardait de toutes ses forces à l’intérieur de la cuisine, jusqu’à avoir mal aux yeux. Alors la musique a commencé vraiment, elle a jailli tout d’un coup du piano et elle a empli toute la maison, le jardin, et la rue, elle a tout rempli de sa force, de son ordre, puis elle est devenue douce, mystérieuse. Maintenant elle bondisait, elle se répandait comme l’eau dans le ruisseaux, elle allait droit jusqu’au centre de ciel, jusqu’aux nuages, elle se mêlait à la lumière. Elle allait sur toutes les montagnes, elle allait jusqu’aux sources de deux torrents, elle avait la force de la rivière.











